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"Rien n'est meilleur ni plus agréable que d'avoir des ailes.
Et d'abord si l'un de vous, spectateurs, était ailé, et qu'il fût tourmenté par la faim devant les choeurs tragiques, il n'aurait qu'à s'envoler chez lui, y dîner, et, rassasié, revoler vers nous. Si parmi vous un Patroklidès quelconque se sentait pressé de besoin, il ne salirait pas son manteau, mais il s'envolerait, puis, après avoir pété et repris haleine, il reprendrait son vol. S'il se trouvait chez nous quelque amant, et qu'il aperçût le mari de sa maîtresse au banc des conseillers, il partirait d'entre vous en déployant ses ailes, cajolerait la femme et reviendrait ensuite à sa place. Ainsi, avoir des ailes, n'est-ce pas ce qu'il y a de plus précieux?"
Méditation d’Oriane (Bic rouge): Vieux rêve humain… J’ai ainsi, souvent, (comme je suppose la plupart des gens) rêvé que je volais et, à la sortie de ces rêves je conservais un sentiment de plénitude, de confort, de jouissance qui me faisait souhaiter que mon sommeil se prolonge indéfiniment. Aristophane perçoit bien le côté érotique du vol. Je pense que ce thème est exploitable dans n’importe quel roman les romanciers usant (et parfois abusant des rêves par ailleurs).
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